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Cimetière Notre-Dame-des-Neiges
Le cardinal Turcotte impuissant


03/08/07 - Le cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal, réfute les prétentions du syndicat des employés du cimetière Notre-Dame-des-Neiges en lock-out depuis le 16 mai.

Il réitère son incapacité à intervenir dans le conflit qui oppose les employés à la fabrique de la paroisse Notre-Dame-des-Neiges.

Interpellé publiquement par le syndicat à de nombreuses reprises depuis le début du conflit, le cardinal Turcotte soutient que la loi sur les fabriques érige celles-ci en entités légales avec un conseil d'administration à leur tête. Bien qu'il reconnaisse avoir certains pouvoirs sur la fabrique, il soutient qu'elle demeure propriétaire du cimetière. La gestion et l'administration du cimetière reviennent ainsi à la fabrique, selon M. Turcotte.

Outre le syndicat, des familles de défunts enterrés au cimetière Notre-Dame-des-Neiges demandent un règlement rapide du conflit. Plusieurs ont même entrepris des démarches pour déposer un recours collectif.

Par ailleurs, des militants du mouvement souverainiste du Québec sont allés rafraîchir la tombe de quelques personnalités de leur mouvement.

En attendant le règlement du conflit, le cimetière a réaménagé son reposoir réfrigéré qui permet maintenant d'entreposer quelque 700 dépouilles de façon « digne, respectueuse et sécuritaire ». Au rythme où vont les choses, la direction, tout en espérant parvenir à un accord avant cette date, estime être en mesure de tenir le coup jusqu'à la fin de l'automne.

Les 129 travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges sont en lock-out depuis le 16 mai.

Les demandes syndicales
L'instauration d'un régime de retraite
L'instauration de la semaine de 4 jours
Une garantie de 36 semaines de travail pour les travailleurs saisonniers
L'instauration d'une allocation de départ
Des restrictions au recours à la sous-traitance

La direction juge saugrenues certaines demandes syndicales. En accord avec la création d'un fonds de pension, elle s'oppose toutefois au rachat des années antérieures qui lui coûterait quelque 15 millions de dollars.

La direction refuse également de céder sur la garantie de semaines de travail aux travailleurs saisonniers. Présentement établie à 26 semaines, cette garantie passerait à 36 semaines. Cette réclamation équivaudrait à l'embauche de 28 ouvriers saisonniers de plus, selon la direction, soit une augmentation de 37 % des effectifs de cette catégorie.

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