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Mondial 2006
Les
Brésiliens, le coeur toujours en fête

Roxanne
Laberge
Le Journal de Montréal
03/07/2006 07h25
Les drapeaux
jaune et vert du Brésil étaient clairement visibles devant
le Bayou-Brasil, sur la rue Saint-Denis, au nord de l'avenue Mont-Royal,
samedi.
Le sang
chaud des Brésiliens a été responsable d'un party
d'avant-match bien rythmé aux sons de djimbés, de tambours
et de tamtams. Certains se déhanchaient, d'autres dégustaient
les bons plats de la maison, tel un excellent jambalaya. Servie dans des
chaudières de glace, la bière a alimenté la fête
bien arrosée et dessiné bien des sourires.
Personne
ne pouvait entendre le son des téléviseurs durant la partie.
La musique brésilienne des tambours retentissait, tel un battement
de coeur pour une équipe qui en possède tout un.
Du plaisir
Tony Ziade,
âgé de 25 ans, d'origine libanaise, est un admirateur inconditionnel
du Brésil. «En plus d'avoir un beau jeu, ils jouent avec
leur coeur. Ils s'amusent lorsqu'ils sont sur le terrain. Ça se
voit !» a-t-il commenté.
Une belle
amitié régnait entre les quatre murs jaunes du petit restaurant.
La cause était juste : le Brésil affrontait la France en
quart de finale.
De tous
les âges 
Les fanatiques
brésiliens n'ont pas d'âge et de jeunes enfants accompagnaient
leurs parents et grands-parents. Après tout, le gilet jaune se
porte aussi bien avec des cheveux blancs !
La serveuse
Wilma Machado s'est, pour sa part, grandement amusée au travail.
Elle a offert une petite danse et des cours de slogans portugais à
des partisans non lusophones pour l'occasion.
Les gens
criaient «Ro-na-l-do !» et «Bra-sil !» au rythme
des tamtams. Lors de la mi-temps, certains en ont profité pour
danser le cancan dans la rue. Les sifflets ne cessaient de se faire entendre.
Célébrer
le soccer
Malgré
la défaite de l'Auriverde, ceux qui arboraient un visage défait
ont rapidement retrouvé le sourire. Ayant accepté leur sort,
les partisans ont choisi de célébrer le soccer. La fête
a donc continué, musique comprise.
Danilo
Goanabara, Brésilien d'origine, est à Montréal depuis
trois mois. «C'est ça, le Brésil, a-t-il lancé.
On a toujours le coeur à la fête !»












































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